Archives du blog

[#DD] Pollution lumineuse

Bonjour,

Vous vous posez peut-être encore des questions quant à la pollution lumineuse ou photopollution…

Sachez que www.notre-planete.info consacre un très bon dossier sur ce sujet en rappelant les définitions et notions essentielles à connaître, ainsi que les conséquences et les possibilités de lutte contre ce type de pollution.

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[#société] Comment ne pas parler de… ?

Bonjour,

Ce samedi, un peu de temps pour penser aux autres…

Quelques articles à propos du Népal :

www.huffingtonpost.fr

www.terra-eco.net

www.notre-planete.info

et d’autres au sujet du Chili :

www.lemonde.fr

www.rfi.fr

 www.sciencesetavenir.fr

 

 

[#développementdurable] Et la forêt, vous y avez pensé ?

Bonjour,

J’ai lu un article intéressant dans la dernière newsletter de www.e-rse.net à propos de « l’empreinte forêt ».

Je vous laisse découvrir cela et me livrer vos impressions sur le sujet… Pensez à faire le quizz (pour ma part je me situe entre la première et la deuxième zone, et vous ?).

Se salir les doigts est-ce se salir les mains ?

Bonjour,

Si comme moi vous vous posez des questions sur notre avenir énergétique, voici un éclairage très pertinent sur le projet Castor en Europe…

Conscience citoyenne ou appât du gain ? La réponse sur www.bastamag.net !

Pollinis s’insurge

Bonjour,

Je vous transmets « texto » la newsletter de Pollinis, fort intéressante, et très déconcertante…

Chère amie, cher ami,

Nous attaquons la dernière ligne droite pour sauver les abeilles. Et Pollinis a besoin de vous aujourd’hui, de votre engagement et de votre soutien financier pour arriver au bout de ce combat vital pour l’environnement et notre avenir à tous.Un petit rappel est sans doute nécessaire.

Le 29 avril 2013, après des années de lutte des apiculteurs, et la mobilisation de centaines de milliers de citoyens en France et en Europe, la Commission Européenne annonce enfin l’interdiction de trois, puis de quatre pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles… 

Il s’agit en fait d’une grosse arnaque :

Un plan désastreux imaginé par les firmes agrochimiques pour blanchir leurs produits et sécuriser des centaines de millions d’euros de profits annuels – au détriment des abeilles et de la biodiversité… Et au mépris de tous ceux qui se sont battus pendant des années pour faire interdire REELLEMENT ces produits ultra-dangereux ! (1)

Aussitôt, POLLINIS lance une pétition pour sonner le tocsin, remobiliser les citoyens et contrer le plan anti-abeilles des firmes agro-chimiques. La pétition rassemble en quelques semaines plus de 580.000 signataires et continue à tourner aujourd’hui à travers toute l’Europe.

Fin août, en réaction au raz-de-marée provoqué par notre action, les firmes chimiques Bayer et Syngenta – qui fabriquent et commercialisent la plupart des pesticides visés par la Commission – annoncent à grands renforts de communiqués de presse et de déclarations menaçantes, qu’ils attaquent la pseudo-interdiction de leurs produits devant la Cour de Justice de l’Union Européenne…

 C’est une tentative désespérée de rendre plus crédible leur plan anti-abeilles :

 Leurs avocats savent mieux que personne que la Cour de Justice ne pourra pas statuer sur ce cas avant des années… Et que sa décision, quelle qu’elle soit, ne pourrait rien changer de toutes façons à la décision de la Commission Européenne : il s’agit uniquement de gesticulations médiatiques !

 Tout va se jouer dans les deux ans qui viennent.

 Le Sénateur des Hautes-Alpes, M. Bernard Raymond, encouragé par l’ampleur de la pétition lancée par Pollinis, a interpellé directement la Commission Européenne. Celle-ci se défend d’avoir été influencée par les lobbys, et annonce qu’elle étudiera pendant les deux ans à venir chaque information qui lui sera fournie – pour décider ou non d’une interdiction totale. (2)

 C’est exactement ce que souhaitent les firmes agrochimiques :

 Mener pendant deux ans un lobbying acharné pour rétablir leurs produits – pression sur la Commission, menaces sur l’emploi et les délocalisations…

 Et faire produire par leurs labos de nouvelles « évidences » que leurs pesticides – pourtant 700 fois plus toxiques que le DDT utilisé il y a encore 20 ans ! – n’ont aucun impact sur les pollinisateurs et l’environnement…

 Le compte à rebours a déjà commencé.

 Le plan de bataille que nous mettons en place en ce moment avec les bénévoles de POLLINIS, en France, en Belgique et en Suisse, en Autriche, en Espagne et en Angleterre, ne vise qu’un objectif : résister aux lobbys des agrochimistes et rassembler un maximum de citoyens à travers toute l’Europe pour peser tous ensemble dans la balance face aux Commissaires Européens et aux élus de Bruxelles.

Nous n’avons aucuns moyens financiers à opposer aux montagnes d’argent des firmes agrochimiques – et c’est bien pour ça que nous avons désespérément besoin de votre soutien aujourd’hui !

 Mais nous avons l’avantage écrasant du nombre. Et c’est un argument que nous allons faire entendre aux décideurs européens.

 L’énorme succès des campagnes que POLLINIS a mené au cours des derniers mois nous laisse espérer que nous allons l’emporter tous ensemble – si nous faisons correctement le travail à Bruxelles et au niveau des Etats européens.

 700 000 citoyens nous ont déjà rejoints l’an dernier, et ce n’est qu’un début. Grâce à votre aide, nous allons alerter et convaincre dans les mois qui viennent le plus de citoyens possible à travers toute l’Europe que c’est MAINTENANT qu’il faut se battre pour en finir avec la mainmise des firmes agrochimiques sur nos institutions et pour sauver les abeilles.

 Ces derniers mois, j’ai passé une bonne partie de mon temps à Bruxelles pour essayer de monter une petite équipe chargée de mener le combat au plus proche du pouvoir européen – en quelque sorte, notre lobby à nous les défenseurs de l’abeille et des pollinisateurs !

 Notre principale limite pour le moment, c’est le manque de moyens financiers : même si j’ai rencontré beaucoup de personnes pleines d’énergie et de bonne volonté, il est difficile de trouver des gens qui ont à la fois l’expérience et la compétence juridique pour mener à bien cette mission de combattant et d’avocat de l’abeille… bénévolement et à plein temps !

 Autant dire que toutes les contributions, même les plus petites, sont les bienvenues !

 Si vous avez la possibilité d’aider financièrement POLLINIS à monter cette équipe et à soutenir ce travail vital pour l’avenir de la biodiversité en Europe, merci de le faire dès aujourd’hui en cliquant ici.

 Nous sommes en train petit à petit de gagner du terrain :

  • la pétition continue à circuler à travers l’Europe. Nous déposerons les signatures à la Commission européenne d’ici la fin du mois de novembre, avant que le plan anti-abeilles des firmes agrochimiques ne soit appliqué ;
  • Nous étudions les recours possibles devant la Commission européenne et le Parlement ;
  • Nous accumulons les preuves que les néonicotnioïdes restent dans le sol et les eaux pendant plus de trois ans, et que les pollens des plantes non traitées contiennent ces poisons quand les cultures précédentes ont été traitées avec (3), etc. ;

 Notre objectif d’ici deux ans est clair :

 1/ Empêcher Bayer, Syngenta et consors de blanchir leurs produits et de sacrifier notre santé, notre alimentation et notre environnement pour sauver leurs profits immédiats ;

 2/ Obtenir une interdiction totale de ces substances hautement toxiques qui empoisonnent les abeilles et l’environnement.

 Aussi, si vous pouvez nous aider à mener ce plan de bataille à terme, jusqu’à la victoire, nous vous en serons tous très reconnaissants ici à POLLINIS. Quelle que soit la somme que vous pourrez donner (10, 20, 50, ou 100 euros, ou même plus si vous en avez les moyens !) ce sera une aide précieuse.

 L’enjeu est colossal.

 Si personne n’a les moyens de se dresser face aux lobbys agrochimiques – et à leurs montagnes de dollars – les pesticides tueurs d’abeilles seront complètement blanchis dans deux ans, et pleinement autorisés dans toute l’Union Européenne… Et ils détruiront ce qui reste encore de colonies d’abeilles et de pollinisateurs sauvages en quelques années !

 Merci pour votre engagement et votre soutien dans ce combat pour la vie.

 Très sincèrement,

 

Nicolas Laarman

Délégué général Pollinis

 

Les déchets alimentaires…

Bonjour,

On m’a transmis cette information très intéressante alors qu’approche la SERD : Semaine Européenne de Réduction des Déchets

(Merci Françoise)

Le gaspillage alimentaire porte atteinte au climat, à l’eau, aux terres et à la biodiversité
Coûts économiques directs de 750 milliards de dollars par an – Instituer de meilleures politiques et reproduire les succès à grande échelle
Ces déchets alimentaires seront transformés en méthane et biogaz (France)

11 septembre 2013, Rome – Le gaspillage effarant de 1,3 milliard de tonnes de nourriture chaque année n’est pas juste une gigantesque perte économique, il porte aussi un grave préjudice aux ressources naturelles dont l’humanité dépend pour se nourrir, indique un nouveau rapport de la FAO paru aujourd’hui.

Food Wastage Footprint: Impacts on Natural Resources est la première étude qui entreprend d’analyser les impacts des pertes et gaspillages alimentaires à l’échelle mondiale depuis un point de vue écologique, en se penchant sur ses conséquences pour le climat, les utilisations de l’eau et de la terre, et la biodiversité.

En voici les principales conclusions:

Chaque année, la nourriture produite sans être consommée engloutit un volume d’eau équivalant au débit annuel du fleuve Volga en Russie et est responsable du rejet dans l’atmosphère de 3,3 gigatonnes de gaz à effet de serre.

Outre ses impacts environnementaux, ses conséquences économiques directes pour les producteurs (à l’exclusion du poisson et des fruits de mer) sont de l’ordre de 750 milliards de dollars par an, estime le rapport de la FAO.

« Nous sommes tous appelés – agriculteurs et pêcheurs, industriels de l’agro-alimentaire et grande distribution; gouvernements locaux et nationaux, consommateurs individuels – à faire des changements à tous les maillons de la chaîne alimentaire pour éviter les gaspillages, et, quand ce n’est pas possible, à réutiliser ou recycler la nourriture », a déclaré le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva.

« Nous ne pouvons tout simplement pas permettre qu’un tiers de toute la nourriture que nous produisons soit gaspillée ou perdue à cause de partiques inadéquates lorsque 870 millions d’êtres humains sont affamés chaque jour « , a-t-il ajouté.

En complément de la nouvelle étude, la FAO a également publié un guide contenant des recommandations sur comment réduire les pertes et gaspillages alimentaires à toutes les étapes de la filière. Le guide présente un certain nombre de projets qui montrent la façon dont les gouvernements nationaux et locaux, les agriculteurs, les entreprises, et les consommateurs individuels peuvent agir face à ce problème.

Achim Steiner, Secrétaire général adjoint de l’ONU et Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), a déclaré: « Le PNUE et la FAO ont reconnu les pertes et gaspillages alimentaires comme une grande occasion pour les économies du monde entier d’effectuer la transition vers une Economie Verte inclusive, sobre en carbone et reposant sur une utilisation rationnelle de ressources. L’excellent rapport de la FAO met en lumière les multiples avantages pouvant en dériver – souvent, par l’adoption de mesures simples et réfléchies au niveau des ménages, des détaillants, des restaurants, des écoles et des entreprises – en contribuant ainsi à un environnement durable, à des améliorations d’ordre économique, à la sécurité alimentaire et à la réalisation du Défi Faim Zéro lancé par le Secrétaire général de l’ONU. Nous encourageons à adopter notre slogan: Pensez. Mangez. Préservez – Réduisez votre empreinte« .

Le PNUE et la FAO sont des partenaires fondateurs de la campagne Pensez. Mangez. Préservez – Réduisez votre empreinte qui a été lancée cette année et a pour but d’aider à coordonner les efforts mondiaux de réduction des pertes et gaspillages alimentaires.

Où se produisent les pertes et gaspillages alimentaires?

Selon l’étude de la FAO, le gaspillage alimentaire à l’échelle mondiale a lieu, pour 54 pour cent, « en amont », c’est-à-dire durant les phases de production et de manutention et stockage après-récolte, et pour 46 pour cent « en aval », soit aux stades de la transformation, de la distribution et de la consommation.

En règle générale, les pays en développement sont plus touchés par les pertes alimentaires durant la production agricole; en revanche, les régions à revenus moyens et élevés connaissent davantage de gaspillage au niveau de la vente au détail et des consommateurs (où il représente 31-39 pour cent des pertes et gaspillages totaux) que les régions à faible revenu (4-16 pour cent).

Plus la perte d’un aliment se produit tard dans la chaîne, plus l’impact environnemental est élevé, fait remarquer le rapport de la FAO, car les coûts environnementaux occasionnés durant la transformation, le transport, le stockage et la préparation doivent être ajoutés aux coûts initiaux de production.

Points chauds

Le rapport fait état de plusieurs « points chauds » de pertes et gaspillages alimentaires:

Les pertes de céréales en Asie sont un sérieux problème qui a de lourds impacts sur les émissions de carbone et sur l’utilisation de l’eau et des terres. Le cas du riz est emblématique, compte tenu de ses émissions de méthane élevées et d’un haut niveau de pertes.

Si les volumes de pertes de viande dans toutes les régions du monde est comparativement faible, le secteur de la viande a de gros impacts sur l’environnement en termes d’occupation des terres et d’empreinte carbone, en particulier dans les pays à revenus élevés et en Amérique latine, qui, ensemble, représentent 80 pour cent de tous les gaspillages et pertes de viande. Les régions à revenus élevés (sauf Amérique latine) sont responsables d’environ 67 pour cent de toutes les pertes de viande.

Le gaspillage des fruits est responsable de gaspillages d’eau en Asie, en Amérique latine, et en Europe. De même, de gros volumes de légumes perdus et gaspillés dans les régions industrialisées d’Europe et d’Asie du Sud et du Sud-Est se traduisent par une empreinte carbone importante pour le secteur.

Causes des pertes et gaspillages alimentaires – et solutions

Selon la FAO, le comportement des consommateurs, associé à un manque de communication dans la chaîne d’approvisionnement, serait à l’origine des niveaux élevés de gaspillage alimentaire dans les sociétés nanties. Les consommateurs ne planifient pas leurs courses, ils achètent trop ou sont trop rigides par rapport aux « dates limite d’utilisation optimale« , tandis que les normes de qualité et les critères esthétiques portent les commerçants à se débarrasser de grandes quantités d’aliments parfaitement comestibles.

Dans les pays en développement, des pertes importantes après la récolte tout au début de la chaîne d’approvisionnement sont un problème capital, qui s’explique par des limitations financières et structurelles dans les techniques de récolte et les infrastructures de stockage et de transport, auxquelles viennent s’ajouter les conditions climatiques favorisant la détérioration des aliments.

Pour affronter le problème, le guide de la FAO distingue trois niveaux où des mesures s’imposent:

  • Il faut accorder la priorité absolue à la prévention des pertes et gaspillages alimentaires. Outre l’amélioration des pertes de récolte à la ferme dues à de mauvaises pratiques, une meilleure adéquation de la production et de la demande permettrait de ne pas utiliser les ressources naturelles pour produire des quantités de nourriture non nécessaires.
  • Dans l’éventualité d’excédents alimentaires, la meilleure solution consiste à les réutiliser au sein de la chaîne alimentaire – c’est-à-dire trouver des débouchés secondaires ou faire don des surplus aux personnes les plus démunies. Si la nourriture n’est pas adaptée à la consommation humaine, l’autre solution consiste à l’utiliser pour l’alimentation animale, ce qui permet de conserver des ressources qui, sinon, serviraient à produire des fourrages commerciaux.
  • Lorsqu’il s’avère impossible de réutiliser, il faut opter pour le recyclage et la récupération: recyclage des sous-produits, digestion anaérobie, compostage, et incinération avec récupération d’énergie permettent de récupérer l’énergie et les nutriments, ce qui constitue un avantage de taille par rapport à leur mise en décharge. La nourriture non consommée qui pourrit dans les décharges est un gros producteur de méthane, un gaz à effet de serre particulièrement nocif.

Le rapport de la FAO Funding for the Food Wastage Footprint et son guide ont été financés par le gouvernement d’Allemagne.

Lire plus en détail les recommandations de la FAO sur la réduction des pertes et gaspillages alimentaires

Read the report
Food Wastage Footprint: Impacts on Natural Resources
Toolkit: Reducing the Food Wastage Footprint
Learn more
Key facts and figures from FAO’s report
What can be done about food wastage?

Pertes et gaspillages alimentaires: Quelques chiffres clés

  • Le volume mondial de gaspillages et pertes alimentaires est estimé à 1,6 milliard de tonnes d’équivalents produits de base. Les gaspillages totaux pour la partie comestible s’élèvent à 1,3 milliard de tonnes.
  • L’empreinte carbone des gaspillages alimentaires est estimée à 3,3 milliards de tonnes de CO2 équivalent de gaz à effet de serre rejetés dans l’atmosphère chaque année.
  • Le volume total d’eau utilisé chaque année pour produire de la nourriture perdue ou gaspillée (250 km3) équivaut au débit annuel du fleuve Volga (Russie), ou trois fois le volume du Lac Léman.
  • De même, 1,4 milliard d’hectares de terres – soit 28 pour cent des superficies agricoles du monde – servent annuellement à produire de la nourriture perdue ou gaspillée.
  • L’agriculture est responsable d’une majorité de menaces pesant sur les espèces végétales et animales à risque recensées parl’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
  • Seul un faible pourcentage de tous les gaspillages et pertes alimentaires est transformé en compost: une grande partie finit dans les décharges et représente une bonne part des déchets solides municipaux. Les émissions de méthane des décharges représentent une des premières sources d’émissions de gaz à effet de serre de tout le secteur.
  • La pratique du compostage à domicile pourrait permettre d’alléger les services publics de ramassage des ordures de 150 kg de déchets ménagers par foyer et par an.
  • Les pays en développement sont plus touchés par les pertes alimentaires durant la production agricole, alors que les régions à revenus moyens et élevés sont plus concernées par le gaspillage alimentaire au niveau du commerce de détail et des consommateurs.
  • Les conséquences économiques directes du gaspillage alimentaire (à l’exclusion du poisson et des fruits de mer) sont de l’ordre de 750 milliards de dollars par an.

Que peuvent faire gouvernements, agriculteurs, industries de l’agro-alimentaire – et vous – contre le gaspillage alimentaire
Toolkit: Reducing the Food Wastage Footprint

Réduire et prévenir

Une piste d’action essentielle dans l’effort de réduction des gaspillages alimentaires est d’améliorer les procédés de récolte, stockage, transformation, transport et vente au détail de la nourriture, selon le guide de la FAO, Toolkit: Reducing the Food Wastage Footprint, publié parallèlement à son nouveau rapport sur les conséquences du gaspillage alimentaire pour l’environnement.

Les pertes de récoltes ont plusieurs causes, entre autres une période et des conditions défavorables durant la récolte ainsi que des techniques et des matériels inadéquats. De même, le manque de bonnes infrastructures de transport, de stockage, de réfrigération et de commercialisation entraîne la détérioration des aliments, en particulier dans les climats chauds.

Le secteur privé comme le secteur public doivent accroître les investissements pour affronter ces lacunes, ce qui portera également des avantages pour la sécurité alimentaire, l’atténuation du changement climatique, la dégradation des terres et l’érosion de la biodiversité.

A ces investissements de base vient s’ajouter la contribution des nouvelles technologies. Des sacs améliorés pour le stockage du riz aux Philippines ont contribué à réduire les pertes de 15 pour cent. En Afrique de l’Ouest, l’utilisation de séchoirs solaires pour prolonger la durée de conservation des fruits et des tubercules est prometteuse dans la réduction des pertes après récolte.

Souvent, les pertes alimentaires peuvent être considérablement diminuées en formant simplement les agriculteurs à de meilleures pratiques – un aspect qui mérite également des investissements, souligne le guide de la FAO.

Rassembler les agriculteurs au sein de coopératives ou d’associations professionnelles peut contribuer grandement à réduire les pertes alimentaires en renforçant leurs connaissances des marchés, en permettant une programmation plus efficace, des économies d’échelle et en améliorant leurs capacités de commercialiser leur production.

Côté distribution et consommateurs, il est tout aussi important d’accroître la sensibilisation au problème et aux moyens de l’éviter. Quant aux entreprises et aux ménages, ils doivent s’efforcer de surveiller leurs habitudes pour améliorer les données sur l’ampleur du gaspillage.

Les entreprises – tant celles de la chaîne alimentaire comme d’autres ayant une empreinte alimentaire importante (grandes cafeterias, par ex.) – peuvent conduire des audits du gaspillage alimentaire pour déterminer comment et pourquoi la nourriture est gaspillée et identifier des opportunités d’améliorer leurs performances. Les ménages également peuvent conduire des analyses du gaspillage alimentaire relativement simples.

Il est crucial d’améliorer la communication entre tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Il existe, en particulier, une grande marge d’amélioration dans la communication entre fournisseurs et distributeurs pour mettre en adéquation l’offre et la demande. Les écarts entre l’offre et la demande sont en effet une cause principale de gaspillage alimentaire: il peut s’agir d’agriculteurs qui ne trouvent pas de débouchés pour leurs produits et qui les laissent pourrir en plein champ; de mères qui cuisinent pour les cinq membres de leur famille alors que seulement trois rentreront dîner; de grandes surfaces qui réduisent les quantités commandées à la dernière minute, laissant les producteurs avec des produits invendables sur les bras; ou de restaurants qui surestiment la demande et stockent des excédents qui se gâtent.

Le conditionnement des produits a également son rôle à jouer – des emballages excessifs ou provenant de sources non durables font partie du coût environnemental de la nourriture.

Dans les pays développés en particulier, il faut encadrer la vente au détail dans un esprit plus soucieux de l’environnement, recommande la FAO – par exemple, abandonner la pratique d’exposer en rayon de gros volumes de nourriture (sous prétexte que cela contribue à accroître les ventes) ou de jeter la nourriture dès qu’elle approche de la date limite de consommation.

L’élimination de denrées alimentaires sur la base de facteurs esthétiques ou de sécurité sanitaire est souvent une autre cause principale de pertes et de gaspillages alimentaires. Dans certains cas, les agriculteurs jettent entre 20 et 40 pour cent de leurs produits frais car ils ne correspondent pas aux critères esthétiques des commerçants.

La réglementation de la vente des fruits et légumes et les critères esthétiques gagneraient à être révisés. Certaines grandes surfaces ont déjà commencé à assouplir leurs normes sur l’aspect visuel des fruits, en vendant des articles « vilains » à prix réduit, contribuant ainsi à faire prendre conscience aux consommateurs que « déformé » ne veut pas dire mauvais.

Il faut également s’empresser d’adopter de meilleures habitudes de consommation. Dans les pays développés, une grande part des gaspillages alimentaires se fait au niveau des consommateurs, tendance qui, en certains endroits, a même tendance à augmenter.

Outre les analyses du gaspillage alimentaire dans les foyers, les consommateurs peuvent adopter de nombreuses techniques pour inverser ces tendances, comme: préparer des menus hebdomadaires, acheter des fruits et légumes « imparfaits », s’assurer que les réfrigérateurs fonctionnent bien, utiliser les produits défraîchis dans les soupes, et mieux accommoder les restes. De plus petites portions, la rotation des articles plus anciens sur le devant des rayons ou des étagères de frigidaires, la congélation des aliments en trop et le compostage des déchets sont d’autres moyens de lutter contre le gaspillage.

Un facteur contribuant souvent au gaspillage est la confusion que font les consommateurs entre date limite de consommation (DLC) et date limite d’utilisation optimale (DLUO), fait remarquer la FAO. Dans certains cas, il faudrait revoir et corriger des législations « trop zélées ». Les législateurs devraient aussi publier des directives plus claires et plus flexibles pour les entreprises comme pour les consommateurs.

Les Gouvernements doivent s’efforcer d’adopter une législation visant à réduire les gaspillages alimentaires, soutient la FAO. « Les législateurs devront adopter une série de mesures pouvant aller des cadres de politique aux déclarations d’intention, des mesures juridiques non contraignantes, comme recommandations et lignes d’orientation, à des lois plus catégoriques, telles que directives et réglementations ».

Réutilisation

Les marchés pour les produits qui seraient normalement exclus de la chaîne alimentaire doivent être développés, soutient le guide Reducing the Food Wastage Footprint. Par exemple, le glanage est la pratique qui consiste à ramasser des denrées qui, pour une raison ou pour une autre, resteraient à pourrir dans les champs et seraient ensevelis. Certains entrepreneurs ont flairé le filon et achètent ces produits à prix réduits avant de les remettre sur le marché, développant ainsi de nouvelles chaînes de valeur.

De même, des marchés peuvent être créés pour les produits jetés par les détaillants mais encore consommables –  les marchés de producteurs jouent déjà leur rôle ici.

Redistribuer les excédents de nourriture comestible aux personnes dans le besoin est la « meilleure solution », soutient l’étude de la FAO.

A l’heure actuelle, la quantité de nourriture redistribuée aux banques alimentaires se chargeant d’en faire profiter les plus démunis n’est qu’une fraction minime de tous les excédents comestibles disponibles. Il reste en effet à surmonter encore un certain nombre d’obstacles à cet égard.

« Les détaillants pensent encore qu’il est plus économique et plus facile d’envoyer les déchets à la décharge, même si désormais la hausse des taxes sur la mise en décharge a un effet dissuasif », explique le guide de la FAO. Mais il ajoute que le facteur qui a le plus dissuadé les entreprises de faire don de leurs surplus alimentaires est le risque d’être tenues pour juridiquement responsables en cas d’intoxication, de maladie ou de blessure. De plus en plus, les gouvernements cherchent des moyens d’assouplir le processus et d’accorder des protections aux donateurs au cas où les denrées alimentaires données de bonne foi auraient des effets délétères.

Recyclage

Pour que les villes et les administrations locales puissent recycler les déchets alimentaires de manière efficace et rationnelle, il est indispensable que les ménages s’appliquent à les séparer – les mécanismes de recyclage ne fonctionnent que si les déchets sont correctement triés à la source. Des réglementations appliquées à bon escient peuvent inciter les entreprises et les foyers à réduire leurs déchets alimentaires et mieux les gérer en vue du recyclage.

Au lieu de se débarrasser de ces déchets dans les décharges, le recours à la digestion anaérobie pour les décomposer en digestat – pouvant servir d’engrais – et en biogaz, qui peut être utilisé comme source d’énergie ou injecté dans le réseau public de gaz —  est préférable, du point de vue écologique, au compostage et à la mise en décharge.

Lorsque la méthanisation est impossible, le compostage représente la meilleure solution de rechange. Au niveau des ménages, le compostage est susceptible d’alléger les services publics d’enlèvement des ordures de 150 kg de déchets alimentaires par foyer et par an.

Enfin, l’incinération des déchets alimentaires avec récupération de l’énergie constitue la solution de dernier recours pour empêcher que les déchets ne finissent dans les décharges. Les émissions de méthane des décharges représentent une des premières sources d’émissions de GES de tout le secteur des déchets.

Est-ce que tout serait lié ?!

Bonjour,

Le marketing serait-il LE facteur qui nous ferait courir à notre perte ?! A découvrir sur www.bastamag.net

Les français ne se sentiraient-ils pas tout à fait en décalage avec le mot « travail » ? Une enquête dévoilée par www.leparisien.fr

Mais sont-ils seuls à se trouver dans cette situation insatisfaisante ? C’est en tous cas l’avis d’un expert anglais que nous transmet l’article de www.slate.fr

Et le stress du travail ne retomberait pas sur le rythme de vie que nous menons, et surtout, n’aurait-il pas des conséquences néfastes sur notre alimentation ? A découvrir sur www.larepublique77.fr

Qu’en était-il en 1900 ? Les conditions de vie étaient certainement plus dures qu’aujourd’hui et le niveau de vie moins élevé (malgré tout ce que l’on peut entendre à ce sujet). Mais que faisaient les individus ? Ils produisaient de leurs propres mains, ils fabriquaient, cuisinaient, labouraient, récoltaient… Le passage vers le tertiaire et la surconsommation ne finirait-il pas par ennuyer nos cerveaux et nos corps ?!

Malgré cette avalanche de nouvelles « inquiétantes », je vous invite à rester zen, à trouver des solutions qui vous conviennent, et à ne pas oublier que vous êtes une personne importante et souriante !

Belle journée à vous et bonne lecture !

La mer… qu’on voit danser…

Bonjour,

Savez-vous que l’acidité de l’eau sur le globe est susceptible de modifier la magnifique odeur de la mer… http://www.terraeco.net/Pourquoi-l-odeur-de-la-mer,51026.html

Les conséquences de la compensation…

Bonjour,

Aujourd’hui, un exemple des conséquences que peuvent avoir les actions de compensation carbone ou autre.

Quand on parle de l’effet papillon… L’article paru sur www.bastamag.net est assez démonstratif. Une action a souvent des répercussions à l’autre bout de la planète…

Du coton indien non OGM ?

Bonjour,

Mais, que se passe-t-il dans les pays en développement ?

C’est en ce moment un ras-de-marée pour Monsanto, le géant de l’agro-chimie qui modifie la nature sans en connaître les conséquences.

« On » – pays du Nord – a longtemps pensé que les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) étaient LA solution pour les pays dits du Sud.

Pourquoi pensait-on ça ? Car l’OGM promet des récoltes sans souci puisque les plantes résistent à toute invasion ! L’important est de passer et repasser des couches de produits pour faire d’une terre fertile une terre morte.

Donc Monsanto a pris un grand élan et les paysans du monde entier sont passés en mono-culture. Au final, les paysans se retrouvent dans un état de détresse supérieur à celui vécu précédemment, puisqu’ils sont dans l’impossibilité de replanter ce qu’ils ont pris le temps de cultiver… Et ne peuvent plus manger puisqu’ils ont supprimé une parcelle pour une culture vivrière (on leur avait promis que l’export, ça rapportait)

Suite à cela… Le Pérou et les agriculteurs bio des Etats-Unis font partie de ceux qui défendent une cause, et sont maintenant rejoints selon www.france24.com/fr par l’Inde qui estime que le taux de suicide de ses agriculteurs est purement et simplement lié à l’utilisation dans 90% des cultures de cotons de semences modifiées…

Et vous, qu’en pensez-vous ?

(Merci Steven)

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